Dessins d’eau

Vingt-et-unième jour, avril 2018, eau et encre sur papier, 36 x 51 cm.
Sixième jour, avril 2018, eau et encre sur papier, 36 x 51 cm.
Onzième jour, avril 2018, eau et encre sur papier, 36 x 51 cm.
Vingtième jour, avril 2018, eau et encre sur papier, 36 x 51 cm.

 

 

Les icônes, avril 2018, série n°1 à 8, eau, encre et or sur papier, 8 dessins de 20 x 28 cm.

 

 

Ici, l’encre donne à voir la peau de l’eau, de son mouvement, de sa réponse à un impact. Une peau de l’eau comme pour faire parler la substance. Petite pratique divinatoire allant dans le fluide chercher de nouvelles légendes.
 
Les mers sont des icônes d’une origine qui chaque fois se réinvente.
 
L’impact de la goutte d’encre, la diffusion et la disparition de l’eau devient histoire grâce à l’encre. L’impact est un choc qui pénètre, une rencontre qui met en mouvement, fait onduler, montre le fluide. Fluidité, là où tout vient au contact de tout, tout en gardant sa propre substance, l’espace aqueux est un accueil. L’impact provoque la perturbation de l’équilibre, du statu quo, dans lequel la flaque se trouve, de l’équilibre des forces. La diffusion ondule, modèle la tranquillité de la flaque. Il se passe ensuite des choses liées au substrat qui est traversé, qui reçoit, vit l’expérience de l’eau et du dépôt, ainsi qu’au temps.
 
Il est toujours question de temps et de ce qui se dépose.
 
Restera la pellicule, la surface, la peau de l’eau. Encore une fois la disparition fait ici trace, et reste une mue de la substantiation, moins évidente est celle de l’impact, absorbé par l’informe, adouci par son ondulation.
 
Tsama do Paço